Les séries politiques à côté desquelles vous êtes peut-être passés

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Images droits réservés : Politician's husband © amazone.co.uk Occupied © allocine The honorable woman © allocine Borgen © adorocinema 1992 © allocine

House of Cards est loin d’être la seule série politique qui vaille la peine d’être vue. Une liste de séries à voir ou à revoir, pour ceux que le pouvoir et sa quête acharnée font vibrer.

1992 (Italie)

Diffusée l’année passée en Italie et actuellement sur la RTS, la série 1992 nous réconcilie avec les productions italiennes. L’idée originale de Stefano Accorsi (Tous les soleils, L’ultimo bacio, la stanza del figlio) qui incarne également un publicitaire dans la série, revient sur l’opération « mains propres » qui a secoué le pays dans les années 90. Une série d’enquêtes judiciaires avaient été lancée afin de mettre en lumière de nombreuses affaires de corruption impliquant ministres, députés et entrepreneurs. Une opération qui bouscula considérablement le paysage politique italien en faisant disparaître des partis comme la Démocratie chrétienne ou le Parti socialiste italien. On retrouve l’acteur Domenico Diele que nous découvrions à Venise cet été dans L’Attesa de Piero Messina. Les producteurs ont annoncé une suite composée de deux séries:  1993 qui reviendra sur le procès Enimont et 1994.

The honorable woman (Royaumes-Unis / USA)

La mini-série The honorable woman s’immisce dans les relations israélo-palestiniennes à travers l’histoire de la famille Stein. La femme d’affaire anglo-israélienne Nessa Stein, majestueusement interprété par Maggie Gyllenhall, est à la tête d’une entreprise reconnue pour ses efforts dans la paix au Moyen-Orient. Lorsque l’entreprise s’apprête à installer un réseau de fibres optiques entre la Cisjordanie et le reste du monde, le passé de la famille Stein ressurgit mettant en lumière relations de pouvoir et projets de vengeances. Souvent méconnue, la série est bien meilleure dans sa narration et moins manichéenne que la série américaine Homeland.  On y retrouve l’excellent Andrew Buchan que nous découvrions dans Broadchurch. 

Le Mari de la ministre (Royaumes-Unis)

Une autre série britannique où l’on retrouve un acteur de Broadchurch qui avait également impressionné dans Jessica Jones et Docteur Who, David Tenant.  Le ministre du cabinet démissionne et sa femme Freya Gardner (Emily Watson) le remplace. The politician’s husband arrive 20 ans après The politician’s wife, créée par la même Paula Milne.

Occupied (Norvège)

On ne présente plus l’écrivain norvégien Jo Nesbø (Le bonhomme de neige, L’Homme chauve-souris, Le Léopard) qui est à l’origine de l’idée de la série Occupied. La Norvège décide d’arrêter sa production pétrolière et gazière ce qui enfonce l’Europe dans une crise énergétique. La Russie, soutenant l’Union européenne, envahit la Norvège qui se voit obligée de reprendre sa production d’hydrocarbure. Pour l’anecdote, l’ambassadeur russe en Norvège avait réagi à la série en déplorant l’image d' »agresseurs » attribuée aux Russes malgré les efforts de l’armée Rouge au Nord lors de la Seconde guerre mondiale. Comme quoi les séries font de la diplomatie.

https://www.youtube.com/watch?v=bPR-3obhz8s

Borgen (Danmark)

Sûrement la plus populaire des séries présentées, Borgen ne peut être omise de cette liste. Brigitte Nyborg devient première ministre au Danemark et lutte pour endosser son rôle de politicienne et de mère. Explorant les limites de l’idéalisme face aux stratégies et aux intérêts, Borgen est surtout agréablement visionnaire dans la place qu’elle attribue aux femmes. Sidse Babett Knudsen qui interprète Brigitte Nyborg a reçu cette année le César pour la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans l’Hermine de Christian Vincent.

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Diplômée en Etudes du développement international, je rejoins l'équipe du Billet en janvier 2015. Films engagés, indépendants, je suis à la recherche d'un cinéma qui perturbe le sens commun et heurte la banalité. Parallèlement, je travaille sur différentes recherches académiques sur le cinéma et la mémoire ainsi qu'au sein du bureau du festival Cully Jazz.