EXPO | Liquid Days de Franziska Furter au CACY

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Il faut reconnaître que, si l’espace d’exposition du Centre d’Art Contemporain d’Yverdon-les-bains n’est pas d’une immensité digne du White Cube, il n’en reste pas moins que le lieu, tout en voûtes, offre une belle place aux oeuvres architecturales de Franziska Furter.

Impossible de nier l’apport de la culture japonaise dans le travail de l’artiste, qui revient d’une résidence au Japon durant le printemps 2016. Intimement liées à la notion de vide, les oeuvres présentées au CACY se nourrissent de la pensée orientale: les structures, tant organiques que minérales, prolifèrent dans un esthétisme poétique. Composées de matériaux relativement ordinaires – de simples pailles composent l’oeuvre tout en transparence qui sied au centre de l’espace – les oeuvres se révèlent dans une fragilité intemporelle.

Alors que les premières oeuvres nous plongent dans une temporalité au calme incroyable, la salle suivante détone par une moquette d’un noir imposant. En entrant dans la pièce, un craquement lourd fait résonance: l’inquiétant plaisir de marcher sur un lac gelé s’empare de nous. La sonorité de nos pas sur le sol contraste délicieusement avec le reste de l’exposition, où silence et vide dialoguent dans des compositions architecturales.

Née en 1972 à Zürich, Franziska Furter vit et travaille entre Bâle et Berlin. Diplômée de la Kunstgewerbeschule Zürich et de la Hochschule fur Bildende Kunst Luzern, l’artiste revient d’une résidence au Japon mise au concours par l’Atelier Mondial. En 2010, un solo show lui est consacré au Palais de Tokyo. De plus, l’artiste bénéficie en 2009 d’une résidence au Caire mise au concours par Pro Helvetia.

Une exposition à découvrir jusqu’au 2 avril au CACY.

Morgane Paillard