The « Swiss Wave »

Lausanne, berceau d'une vague culturelle ?

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Selon un récent article du blog espagnol HIGHXTAR, La Suisse et Lausanne en particulier, seraient le berceau d’une vague culturelle se propageant peu à peu au reste de l’Europe. Alors, Lausanne, un paradis du streetwear et de la culture de rue?

Il y a 10 ans, Sang Bleu voyait le jour sous l’impulsion de Maxime Büchi et de Jeanne Salomé Rochat. Le magazine interdisciplinaire a, en quelques années, réussi à devenir une marque de création ne se limitant pas uniquement à la publication: entre la typographie, le tatouage et le streetwear, Sang Bleu est aujourd’hui une marque qui ne nécessite plus aucune introduction.

Depuis, de nombreuses initiatives culturelles et artistiques ont vues le jour et même si c’est parfois avec regrets que les habitants de la ville ont vu se terminer certaines d’entre elles (Adieu Electrosanne…), Lausanne semble plus que jamais être l’épicentre d’une vague culturelle qui ne semble pas vouloir diminuer.

Ainsi, en 2014 était par exemple créé le label AVNIER, collaboration réussie entre Sébastien Strappazzon et Orelsan. Avec des vêtements aux lignes épurées (caractérisant finalement si bien le monde de la création suisse) et de qualité, le label a rapidement su retenir l’attention de magazines « cool » tels que WAD ou encore les Inrocks.

Sans oublier le collectif ARMES, dont les collaborations avec Bromance Records (entre autre…) ne peuvent pas passer inaperçues. Tout lausannois(e) qui se respecte saura évidemment retracer la provenance de leur logo (indice: vieille ville).

Que l’on apprécie ou pas ces marques et collaborations, il est certain que Lausanne n’a rien a envier à des villes telles qu’Amsterdam (d’ailleurs, ARMES, une collaboration avec Patta pourrait-elle être envisageable?)

Alors oui, Lausanne sait vivre avec style. La Vague Suisse n’est toutefois pas un phénomène nouveau, puisque – sans retracer toute l’histoire culturelle et artistique du pays – de nombreux courants ont émergés des entrailles de notre minuscule nation, pour s’étendre au reste du monde, et de nombreux artistes talentueux, originaire de l’arc lémanique, continuent de laisser leur emprunte sur l’identité nationale. Ainsi on peut penser à la photographe Manon Wertenbroek en couverture du magazine FOAM ou encore au collectif Le Dévaloir, qui pendant neuf numéros, a su s’entourer de talents et participer, par la production de fanzines, à la propagation de cette « Swiss Wave ».

On espère tout simplement que la ville de Lausanne, si propice récemment aux interdictions, saura reconnaître les richesses qui évoluent en son sein et saura rendre à la culture de « rue » sa juste valeur.