Report | Fairground Festival

On vous raconte en mots et en images notre expérience de la première édition du Fairground Festival, à Sousse.

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©M.E

C’est au milieu des champs d’oliviers à quelques kilomètres de la mer Méditerranée que s’est déroulé le Fairground, premier festival de musique électronique de la ville de Sousse.

Avec des têtes d’affiches de renommée internationale, cette édition avait le potentiel de réunir pendant deux jours les adeptes de son pour taper du pied jusqu’au petit matin. En effet, les festivaliers ont eu affaire à un lineup de qualité, oscillant entre sets de techno percutante et de tech house mélodieuse en passant par des lives fascinants.

L’ouverture du festival a d’abord été marquée par la performance de Guy Gerber, acclamé par la foule à plusieurs reprises pour ses kicks profonds et ses transitions habiles. C’était ensuite au tour de Monolink, formé à la folk, de jouer un live impressionnant mêlant cordes de guitare, vibrations électroniques et chant résonnant, dans une volonté de donner une nouvelle dimension à sa performance. Aux premières lueurs matinales, le public toujours pimpant a apprécié un set efficace et introspectif de la part du Suisse Ripperton.

Le second soir, deux lives ont transporté une foule encore plus dense. D’une part, Peter Pardeike a délivré un son construit et abouti mais qui, sur la longueur, s’essouffle et peine à convaincre. Einmusik quant à lui, a su conquérir l’auditoire par la variété de ses mélodies. En perpétuelle ascendance, la soirée a continué avec les sets indéniablement intenses de Musumeci et The Drifter. Pour le closing, c’est le résident du Berghain, le plus attendu de tous, Marcel Dettmann, qui a propulsé les danseurs jusqu’au lever du jour avec une techno berlinoise rigoureuse et balistique.

La présence du jeune collectif local Downtown Vibes sur la scène alternative est venue rafraîchir l’atmosphère avec ses house et hip-hop old school pour les festivaliers qui souhaitaient prendre une pause de la main stage.

C’est donc dans un esprit coloré et estival que s’est déroulée cette première édition du Fairground. Le seul qui nous aura manqué pour que ce ne soit parfait : DJ Koze, dont l’absence a été tue.

Le but de l’événement était de proposer des artistes musicalement éclectiques pour un public à l’oreille apprentie. La Tunisie compte déjà deux autres festivals de musique électronique : Les Dunes Electroniques, dans le désert du Sahara et Ephemere, à Hammamet (où nous serons d’ailleurs présents une nouvelle fois cette année).

Pour illustrer ces moments, on a sélectionné quelques tirages argentiques.

M.E.