Sonar 2017 – Review

Mieux vaut tard que jamais...

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Fat Freddy's Drop, Sonar Festival, tous droits réservés, Ariel Martini

C’était il y a quelques mois et c’est fou comme j’y repense souvent. Barcelone, ton ambiance, ta chaleur et ton festival m’ont envouté. Quoi de mieux pour s’évader un peu que de se remémorer les instants caliente d’un été passé.

[Six mois plus tôt…]

Sonar c’est LE festival de musique électronique par excellence. Ici pas de blabla mais du vrai son, avec des artistes tous reconnus pour leur talent et leur créativité.

« Sonar de Noche » en poche, les copains et moi décollons vers  Barcelone pour  un long week-end de fête et de musique !

Cette année, pour la 24ème édition, le festival  a visé gros :

Des concerts très attendus et du lourd en tête d’affiche. Impossible de tout voir tant le site est grand et le programme riche. Quatre scènes, 18h de sons, des dizaines d’artistes à chaque soirée, ce qui nous a demandé quelques sacrifices.

Au Sonar festival, le temps passe très vite, les concerts s’enchainent avec brio. Les styles sont très variés, aussi bien que chaque concert apporte une sensation de renouveau dans la soirée.

VENDREDI / Première nuit, L’Expérimentation.

Arrivés sur les lieux, l’entrée se fait facilement. Pas d’attente malgré les 30 000 spectateurs attendus. On se retrouve dans le premier Hall, le Sonar ClubDj Shadow a déjà commencé à jouer. L’excitation gagne du terrain et on a hâte de découvrir l’envers du décor. La salle est immense; on y voit la plus grande scène mais aussi une piste d’auto tamponneuse ou quelques gars s’amusent dans une ambiance bon enfant.

Priorité N°1 : Recharger notre Cashless (petit bracelet de bonheur permettant de nous sustenter en breuvages pour les 2 nuits).

Priorité N°2 : Commander une bière.

On écoutera le concert de loin sans trop de regret, le style de Dj Shadow collant parfaitement à une musique d’ambiance permettant de découvrir un lieu nocturne mystérieux ou de commander une bière au bar. Direction alors au Sonar Pub (scène extérieur) pour Anderson Paak & The free Nationals. On passe devant Little Dragon, petite nana habillée de tulles, dansant de façon étrange. Le show est joli mais pas assez punchy à notre gout. On file retrouver Anderson Paak afin de s’échauffer un peu en ce début de soirée. Le public est chaud, le mec aussi, toujours aussi bon dans son rôle de rappeur funky ambidextre. Rien de mieux pour nous dégourdir les jambes et se déhancher un peu avant des rythmes plus soutenus.

Les concerts s’enchainent avec Moderat, Nicolas Jaar, Soulwax et Nina Kraviz.

Soulwax balancera la sauce de façon phénoménale pour célébrer la sortie de leur nouvel Album, From Dewee, 13 ans après Any Minute now. Un Opus carrément expérimental dont la multitude d’instruments, dont trois batteries, confère à la musique des sonorités à la fois disco, électro, vintage ultra rythmées et percutantes. Les frères Dewaele et leur acolytes, réaliseront pour l’occasion un show beaucoup plus électrique avec un live spécialement crée pour le Sonar. Deux heures de transe et de pur bonheur acoustique qui place Soulwax à la 2ème place du top 3 des meilleurs concerts du festival !

Soulwax, Sonar Festival, Tous droits réservés, Fernando Schlaepfer

5h du Mat’ c’est au tour de Nina d’investir les platines. Rendez-vous à la scène extérieur où la foule toujours d’aplomb attend sa déesse russe avec impatience. Elle nous concoctera un set techno expérimental et psychédélique qui nous fera danser jusqu’au petit matin rythmés par la douceur du lever du soleil.

SAMEDI / Dernière Nuit, du méga lourd.

Ce soir c’est Carl Graig, Cerrone, Eric Prydz, Fat Freddy’s Drops, Heidi, Seth Troxler & Tiga, Vitalic, The Black Madonna, Justice, De La Soul Marcel Dettmann… et je n’ai que deux jambes deux bras et un cerveau. L’intuition et l’envie de découvrir de nouvelles têtes (jamais vues en live) me poussent vers Cerrone, papa du disco, pour une mise en jambe relaxe et sympathique. Rien de bien percutant, on switchera rapidement vers Fat Freddy’s drop. Classé n°1 des meilleurs concerts du festival, les Néo Zelandais m’ont épateé. Pas franchement fan du style reggae/ roots à la base, leur set mixé à la sauce électronique Dub m’a fait planée. Une mise en bouche survoltée de cuivres, de rythmes dansants. Les mecs ont du style et bougent à la perfection. Joe Dukie et sa voix magique me transportera tel le chant d’un chamane vers un monde parallèle, sans exagération aucune ! Une belle montée en puissance vers un son beaucoup plus électro qui se finira dans la transe sublime des musiciens et du public. L’un d’eux finira par shacker son bootie en mini short toujours dans une classe innommable. Bref, vous l’aurez compris, un concert grandiose à regarder sans fin…

Fat freddy’s Drop, Sonar Festival, tous droits réservés Fernando Schlaepfer

Après toutes ces émotions direction la grande scène où l’on s’entasse comme des sardines en attendant Justice. Les mecs débarquent enfin et leur arrogance est telle que nous décidons de partir au bout de 15 minutes. Du réchauffé de leur plus grands tubes, très peu pour nous. C’est Tiga & Seth Troxler, roi & prince du Sonar Car pour la nuit, qui attireront notre attention avec un « petit set » de 6h de Deep House bien ficelé complètement répétitif mais terriblement dansant. On s’achèvera avec la jolie Heidi, belle découverte du festival qui remporte la médaille de bronze, je n’ai plus tellement de souvenir, je peux juste vous dire que c’était bien !

CONCLUSION/ Sonar Te Quiero

Un festival au top grâce à son ambiance, à son organisation, à ses artistes judicieusement choisis, à son public super cool. Comme l’envie d’y retourner dès que possible.

ENJOY: