Jack Reacher : Never Go Back

Tom Cruise perpétue son éternelle jeunesse.

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Paramount Pictures and Skydance Productions

Il est certain qui ne recule devant rien, qui se fracasse la tête après une chute d’un toit et parvient à mettre une raclée à un tueur à gages. Ce genre de bonhomme, c’est Jack Reacher. Souvenez-vous, Reacher avait déglingué du méchant dans un premier volet peu divertissant.

Cette fois-ci, l’ex-major fait équipe avec Susan Turner (Cobie Smulders), une femme prise dans l’étau de l’injustice. Cette dernière dirige l’ancienne unité du militaire vagabond, mais la pauvre major est devenu une cible d’un complot qui verra Reacher embarquer sa prétendue fille. Bastons et scènes d’action explosive, le second volet du justicier militaire s’annonce sanglant et aérien.

Tom Cruise, ce colosse

Tom Cruise reprend le costume de l’ex-major. Pour ce faire, l’acteur américain tient une forme olympique pour camper Reacher. Faisant à nouveau équipe avec une femme, il verra une nouvelle lui compliquer la tâche : une jeune fille prénommée Samantha serait sa fille cachée. Quelque peu déboussolé, l’homme doit dorénavant veiller sur deux femmes, alors qu’une mystérieuse organisation – répondant au nom de Parasource – tente d’éliminer Susan Turner et Jack Reacher par la même occasion.

Si la forme de Cruise est éblouissante, son rôle ne lui laisse pas tant de marge de manoeuvre. Certes, il fait le job mais son personnage « invincible » peut agacer. Aussi intransigeant, autoritaire et impassible que dans le premier épisode, Tom Cruise se fait l’auteur de quelques blagues furtives. Et on ne va pas se plaindre d’un petit côté léger, tout de même.

De l’action, des cascades et ça s’arrête là

À la baguette de Jack Reacher : Never Go Back, Edward Zwick (Blood Diamond) mise sur une mise en scène ultra énergique. Adapté du 18ème tome – le premier était tiré du 9ème -, cette nouvelle adaptation de la saga littéraire donne lieu à des combats très « musclés » entre ses protagonistes, surtout entre Jack Reacher et « The Hunter » (Patrick Heusinger). Si bien que le major Turner fait presque office de spectateur – on regrette que Cobie Smulders ne puisse plus s’exprimer.

© Paramount Pictures
© Paramount Pictures

Outre l’avalanche de cascades époustouflantes, ce nouvel épisode des aventures de Reacher reste très maigre. Doté d’un budget colossal de 96 millions, Jack Reacher 2 se résume à une (ennuyeuse) course-poursuite où le trafic d’armes en Afghanistan – tiens, War Dogs – vient se déposer comme un cheveu sur la soupe, d’une futilité déconcertante. Aussi, nous pouvons déplorer une certaine incompréhension du traitement des personnages, surtout à ne pas s’attaquer au caractère très solitaire du héros de la franchise. Présenté comme agoraphobe, Zwick ne se focalise jamais sur ce trait de caractère sombre du personnage qui l’aurait rendu plus fascinant à suivre.

Tout comme le premier, nous avons le sentiment de voir un Tom Cruise beaucoup trop égocentrique qui assure le show par son côté ultra viril. Rien de bien extraordinaire à se mettre sous la dent, comme ces derniers temps dans le cinéma dit d’action.

Jack Reacher : Never Go Back | Bande-annonce

Fiche technique :

Réalisé par : Edward Zwick
Date de sortie : 19 octobre 2016
Durée : 1h58min
Genre : Action
Pays : USA
Scénario : Marshall Herskovitz, Edward Zwick, Richard Wenk, Lee Child
Photographie : Oliver Wood
Musique : Henry Jackman
Distributeur suisse : Universal

Casting :

Tom Cruise
Coby Smulders
Robert Knepper
Aldis Hodge
Danika Yarosh
Holt McCallany
Patrick Heusinger