Future Islands | Les Docks (Lausanne)

Bref retour sur un excellent moment aux Docks

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Davide Gostoli / Les Docks / Future Islands / Tous droits réservés

Future Islands aux Docks, c’était il y a quelques jours et comme attendu c’était très bien.

Avant toute chose, parler de Future Islands, c’est parler Samuel T. Herring. Physique d’expert comptable, chemise de touriste, look improbable, lorsqu’il arrive sur scène, rien ne dit de lui ce à quoi nous allons assister, sauf son grand sourire peut être.

Un concert de Future Islands, c’est à la limite de la performance artistique, du spectacle, tant Herring bouffe la scène, danse de cette façon si caractéristique et folle, hurle, rugit même parfois. Au départ, le public semble s’en amuser, un peu gêné, avant de tomber amoureux, subjugué par la prestation du fou de Baltimore. Cette prestation est d’autant plus fascinante qu’elle est en parallèle avec celle de William Cashion, bassiste introverti, jouant la moitié du concert les yeux fermés, quasi-immobile, dans son monde.

Davide Gostoli / Les Docks / Future Islands / Tous droits réservés
Davide Gostoli / Les Docks / Future Islands / Tous droits réservés

Les concerts de Future Islands sont donc un moment toujours particulier, car ils exposent et convoquent les deux façons que chacun d’entre nous peut avoir de vivre la musique. Un sorte de ying et de yang, de petit ange et de petit diable… la musique c’est à la fois hurler, danser, bouger, exploser, mais c’est aussi parfois fermer les yeux, écouter, ressentir. Cette dualité est l’expression visuelle du groupe et, une fois qu’on l’a vu sur scène, on en ressent les résonnances dans la musique elle-même. Un son à la fois comme un moment intime et comme une grande fête.