Eddie the Eagle

"Prove them wrong"

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Eddie the Eagle - Image droits réservés - © 20th Century Fox

Dans Eddie the Eagle, il est question de courage et d’abnégation. Eddie Edwards, un type tout à fait ordinaire sans prédispositions pour le sport, est obnubilé à l’idée de représenter son pays lors des Jeux Olympiques. Avec pour seul et unique but de prendre part aux joutes, Edwards s’essaiera à de nombreux sports avant de découvrir le saut à ski. Sans expérience, le phénomène britannique se lance corps et âme dans l’aventure volante pour accrocher sa qualification aux Jeux de Calgary en 1988.

Quelle aventure dantesque que le parcours d’Eddie Edwards. Une telle passion, une telle volonté force le respect. Malgré les années passées à se faire un nom au milieu des skieurs britanniques, Edwards essuie les échecs et les moqueries, mais rien n’entame le valeureux Eddie Edwards. C’est alors qu’il se tourne par hasard vers le saut à ski. Déterminé, il prépare son maigre paquetage et débarque à Garmisch, la Mecque du saut à ski en Allemagne.

Eddie Edwards, l'unique - Image droits réservés
Eddie Edwards, l’unique – Image droits réservés

Arrivé sur place, Edwards découvre le tremplin de Garmisch-Partenkirschen, le Grosse Olympiaschanze pour les connaisseurs. Grâce à ce premier contact, l’Anglais découvre Matti Nykänen – Edvin Endre y est génial. Pour faire court, Matti Nykänen, c’est le Mozart du saut à ski, la référence que l’on surnomme : le Finlandais volant. Ebahi et impressionné par Nykänen, Edwards se pointe devant lui et fait connaissance avec le caractère bien trempé du Finlandais, réputé peu bavard et imbuvable. La première prise de contact avec le monde passionnant du saut à ski s’avère plus complexe qu’elle n’y paraît.

Une buvette comme camp de base

Toujours autant volontaire, Eddie Edwards entame son apprentissage du saut tout en servant à la buvette au fond de la piste d’atterrissage du tremplin. Il y dort, y vit et s’entraine durement pour son objectif. Soutenu par Petra (Iris Berben), la patronne du petit restaurant, Edwards se cherche un coach pour son apprentissage. Il jette son dévolu sur un homme tout aussi atypique que lui : Bronson Peary (Hugh Jackman). L’homme est aussi talentueux dans les airs qu’avec une bouteille d’alcool à la main. Talent gâché, Peary refuse catégoriquement d’aider Edwards dans son objectif de participer aux Jeux. Le « sauteur alcoolique » estime qu’Edwards n’a aucune chance de se qualifier.

Malgré les refus, les moqueries, rien n’entrave la motivation d’un homme passionné, aussi « tête brûlée » que son futur coach Bronson Peary. Car oui, sensible au courage d’Edwards, le grand Bronson Peary décide prendre sous son aile le courageux britannique. Sous la férule de son nouvel entraîneur, Edwards fera des progrès rapidement et se lance dans la course aux qualifications pour les Jeux, son objectif de toute une vie.

À force de se démener et de se battre, Eddie Edwards réussit à remplir les minimas pour pouvoir s’élancer aux Jeux. C’est à Calgary qu’Eddie Edwards prend part à ses premiers Jeux en tant qu’athlète. Comblé de bonheur de pouvoir participer à cette compétition, il réussira même un nouveau record national. Une nouvelle marque de référence qui donnera lieu à…une danse qui fera le tour du monde. Le mythe « Eddie the Eagle » est lancé, tous les médias s’arrachent le sauteur atypique.

Film divertissant et attendu

Au vu du profil atypique de l’histoire, Dexter Fletcher ne pouvait que nous proposer un film divertissant. Pari réussi pour Fletcher, dont il nous met en scène une biopic drôle et sympathique grâce à son duo Jackman/Egerton. Les deux acteurs forment une paire attachante, dont la bonne cohésion se ressent particulièrement à l’écran. Il est vrai que les personnages centraux que sont Edwards – Egerton se fond parfaitement dans « Eddie the Eagle » – et celle de Bronson Peary – Jackman dans un style rétro qui lui sied à merveille – et Bronson Peary proposent un grand bol d’humour. En ajoutant les apparitions intempestives des parents d’Eddie, dont la mère soutient bec et ongles son fils tandis que le paternel lui ordonne d’arrêter ces bêtises, nous avons là un joli cocktail humoristique.

En y ajoutant des invités comme Jim Broadbent et Christopher Walken, Eddie the Eagle se construit autour d’un bon casting et traite son sujet sans prétention. L’humour et la nostalgie sont des éléments prépondérants à travers ce récit aux allures de « feel good movie », particulièrement romancé dans sa forme. Mais rien que par la matière présentée, Eddie the Eagle est un film agréable qu’on consomme avec plaisir.

Eddie the Eagle | Bande-annonce

Fiche technique :

Réalisé par : Dexter Fletcher
Date de sortie : 4 mai 2016
Durée : 1h45min
Genre : Comédie, Biopic
Pays : Grande-Bretagne, USA, Allemagne
Scénario : Sean Macaulay, Simon Kelton,
Photographie : George Richmond
Musique : Matthew Margeson
Distributeur Suisse : Fox-Warner

Casting :

Taron Egerton
Hugh Jackman
Christopher Walken
Keith Allen
Jim Broadbent
Tim McInnerny
Edvin Endre
Jo Hartley
Ania Sowinski