The Black Keys – Turn Blue

0
293

Vu que c’est les stars cet été au Paléo Festival de Nyon, qu’ils viennent de sortir un album, et qu’on m’a offert le vinyle (Thanks Lesley!), je parle aujourd’hui des Black Keys et de leur dernière plaque Turn Blue.

Depuis Attack & Release, le duo rock travaille en prod’ avec Brian Burton (Danger Mouse) et lui qui touche à tout les a pas mal aidés à acquérir album après album une touche plus pop guidée par des mélodies très entraînantes. L’apogée de cette collaboration et de ces chansons devenues de plus en plus tubèsques fût atteinte l’année dernière avec El Camino. En effet, cet avant dernier disque contenant Lonely Boy, Gold On The Ceiling, Run Right Back ou Sister est une véritable mine à réussites à mon avis. C’est pour ça qu’après un El Camino qui les a rendus encore plus attractifs du tout public en se positionnant dans les meilleures places des charts, on ne peut observer toute nouvelle sortie qu’avec l’attention qu’elle mérite.

L’album commence par la chanson puissante et longue de presque 7 minutes qu’est The Weight Of Love. 2 min et 10 secondes d’intro, en belle montée, avec des riffs de gratte bien efficaces (et des sons qui m’évoquent Tame Impala) nous mettent dans l’ambiance et nous donnent tout de suite l’impression qu’on va être dans quelque chose de plus tranquille qu’à l’accoutumée. In Time commence avec un cœur mélodique catchy avant d’envoyer sur la voix la plus aiguë de l’ami Dan Auerbach. Une chanson entraînante et bien posée. Turn Blue, au nom de l’album, est aussi une chanson un peu lente. Avec Fever, premier single de l’album, on est dans un rythme un peu plus accéléré qui commence à faire bouger la tête, on reconnait là un peu mieux la touche des deux artistes originaires de l’Ohio. Year In Review continue à tapper à l’ancienne et ça passe bien avant Bullet In The Brain, une perle qui représente pour moi le point culminant de l’album.

Le refrain est catchy à souhait, n’est-ce pas? A ne pas faire à la maison cela dit, on a besoin de lecteurs encore.

Viens ensuite It’s Up To You Now! Voila une autre des chansons qui reprend un peu les attraits de certaines  réussites précédentes. Une rythmique plus rapide, la batterie entraînante, une phrase catchy utilisée comme hook, un break solo guitare, pas besoin de plus. Waiting on Words, et on revient encore sur une balade plutôt tranquille. 10 Lovers est guidé par une basse sympathique et une mélodie aiguë et In Our Prime termine par un puissant solo de guitare. Tandis que Gotta Get Away termine cet album avec un rythme à nouveau plus rapide et une mélodie qu’on pourrait déterminer de joviale.

Dans l’ensemble, on est sur des accords un peu plus tristounets que d’habitude ce qui peut justifier que je ne sois pas autant convaincu par ce dernier opus.
Petit plus pour la couverture qui en format vinyle est vraiment sympa à regarder.

Bilan: 

Tout ce qui porte la signature des Black Keys a toute mon attention, et pourtant cet album ne me convainc pas encore totalement après quelques écoutes. Des chansons comme Hurt Like Mine, The Breaks, Thickfreakness ou Girl Is On My Mind me manquent de plus en plus. Et même si avec El Camino on en oubliait presque les albums d’avant parce que ça marchait du début à la fin, avec Turn Blue, je suis bien moins en extase. Cela dit, je me réjouis de les voir en live à Nyon, et je suis sûr que ce jour là, je baverai.