Nox Orae 16 | Le festival boéland risque d’être géant

Une septième édition qui sent bon.

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Nox Orae - Image droits réservés - © Nox Orae

C’est la rentrée scolaire, l’ambiance est retombée d’un cran. D’accord, l’été est bel et bien terminé mais la période des festivals n’est pas tout à fait finie.

La preuve, le Nox Orae prend ses quartiers au Jardin Roussy de La Tour-de-Peilz, avec une belle programmation. Du 26 au 27 août, la septième édition du « Nox » comblera les adeptes du rock toutes générations et cultures confondues. Du Chili à l’Algérie, en passant par le vivier que sont les Etats-Unis, l’événement boéland se profile comme un voyage à travers la culture mondiale du rock psychédélique réparti sur huit concerts.

Côté programmation, le vendredi 26 août, Zahnfleisch ouvrira les hostilités, avant de passer la main à Imarhan, groupe algérien qui souhaite emmener la musique touarègue encore plus loin. Première véritable découverte, les cinq membres peuvent se targuer d’être un groupe qui tourne, et pas qu’un peu. Rien qu’en s’intéressant à leur tournée estivale, les Algériens sont engagés dans pas moins de 30 dates. Une aubaine pour le Nox Orae.

Les plus avertis crieront de joie. Le troisième à fouler la scène du Jardin Roussy n’est autre que Spectrum. Derrière ce nom digne des Pokemon – excusez-moi, c’était trop facile – se cache Peter Kember aka Sonic Boom. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand chose, mais le spécimen est un artiste reconnu et respecté. Producteur de MGMT, Panda Bear, White Noise Sound ou encore Cheval Sombre, le natif de Rugby dans le Warwickshire est l’une des attractions cette septième édition. Une attraction qui en appelle une autre, puisqu’un certain Thurston Joseph Moore clôturera cette première soirée. Membre de Sonic Youth, Thurston Moore débarque avec un joli collectif composé de Steve Shelley, Deb Googe et James Shewards. Le groupe parfait pour terminer cette excellente première soirée.

Après une bonne nuit de sommeil, le Nox Orae reprend ses droits pour une seconde partie qui s’annonce sous les meilleurs auspices. C’est Disco Doom et son rock psyché qui seront les premiers à faire bouger le public boéland. Kikagaku Moyo succèdera aux Suisses pour nous dévoiler une musique « qui exprime la liberté de l’esprit du corps, et de la construction d’un pont entre le surnaturel et le présent », informe la direction du festival. Description étonnante, dont l’euphorie est l’essence même du groupe japonais. Les Nippons ne font jamais les choses à moitié, c’est bien connu.

Outre le Japon, le Chili est aussi à l’honneur grâce à Föllakzoid. Ce groupe – formé de trois artistes chiliens – est une référence dans le monde du rock psychédélique, dont le répertoire est teinté de la culture sud-américaine, à la sauce cosmique. Un trio qui vous emmènera dans un voyage progressif et transcendant comme en atteste un morceau tel que Electric.

C’est lui qui scellera le sort de ce Nox Orae 2016. Lui, c’est Anton Newcombe avec son groupe The Brian Jonestown Massacre. Newcombe est un artiste particulier, sachant jouer de plus de 80 instruments et très solitaire dans sa manière de procéder dans l’univers impitoyable de la musique. Grâce à son esprit de génie, l’artiste, qui vit dorénavant à Berlin, est une figure de la folk rock psychédélique. Dernièrement, en 2014, le musicien américain s’était associé avec Tess Sparks pour déballer un album, I Declare Nothing, aussi singulier que son auteur. En bref, un concert à ne pas manquer.

Site officiel du NOX ORAE : www.noxorae.ch

Concours : 2 pass pour le vendredi 26 août