Lilies of the valley

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Giovanni, M. (2013). Pina Bausch. [jpg]. Retrieved from http://www.guidamarche.it/foto/11574106_1_x.jpg

Parfois, tard le soir, quand le sommeil ne vient pas, il m’arrive de vaguer de ci, de là sur le web. C’est un outil fabuleux dans les mains d’un internaute aguerris et curieux.

Préparé, il faut l’être car en se plongeant au plus profond de cette chimère virtuelle, le moindre faux pas peut nous mener à bien des abominations mais en ayant conscience de ce que l’on fait et en osant se perdre, il arrive que parfois on tombe sur un contenu auquel on ne s’attendait pas.

La magie commence à opérer, internet nous dévoile là une de ses forces majeures, celle de permettre à un pauvre étudiant reclus dans sa chambre un soir de pluie d’observer la magie du mouvement des corps dans une chorégraphie de danse envoûtante avec, en fond sonore, une musique nous faisant voyager.

Rebecchi, I. (2012). pina. [jpg]. Retrieved from http://www.kingsroad.it/wp-content/uploads/2011/11/pina.jpg
Rebecchi, I. (2012). pina. [jpg]. Retrieved from http://www.kingsroad.it/wp-content/uploads/2011/11/pina.jpg
Ce soir, c’est ça qui m’a fait vibrer, hier c’était le fonctionnement du radar AN/APG-63 du F-15C et la semaine d’avant c’était le discours de Chimamanda Ngozi Adichie sur le féminisme. Il faudra d’ailleurs que j’en parle.

Comment le voyage avait-il commencé ? Sans remonter à des temps immémoriaux, cela avait très probablement débuté par une attraction de la chair féminine puis en passant par une procrastination en règle sur des sites prévues à cet effet et, à la suite de clics aléatoires, un contenu époustouflant est apparu. C’était le bon moment, l’humeur qu’il fallait, l’esprit était ouvert et prêt à recevoir cette délicieuse nourriture provenant de mon navigateur. Une belle démonstration de la théorie du chaos, n’est-ce pas ?

Dans la vidéo que vous pourrez apercevoir plus bas, 4 entités entre en contact, il y en a à vrai dire beaucoup plus mais là je parle de ce que je ressens et de comment j’ai envie de le décrire.

Pina Bausch est une danseuse et chorégraphe allemande de Wuppertal (une ville industrielle de la Ruhr), c’est des principales figures de la danse contemporaine et de la danse-théâtre. Vous avez peut-être vu, je l’espère pour vous, une de ses chorégraphies dans le film « Hable con ella » de Pedro Almodòvar. Cette chorégraphie se nomme « Café Müller ».

Rebecchi, I. (2012). pina-Wim-Wanders-Pina. [jpg]. Retrieved from http://www.kingsroad.it/wp-content/uploads/2011/11/pina-Wim-Wenders-Pina.jpg
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Wim Wanders est un réalisateur, producteur, scénariste de cinéma et photographe allemand. Il a notamment réalisé le magnifique film, d’une beauté esthétique époustouflante, « Paris, Texas » avec la charmante Nastassja Kinski.

Jun Miyake est un compositeur et trompettiste japonais. Il a notamment fait la musique pour l’omnibus (une série de plusieurs court-métrage) « Memories » et plus particulièrement celle du sketch « Stink Bomb », ma préférence va à l’animé nommé « Magnetic Rose » mais c’est une autre histoire.

le « Tanztheater Wuppertal » est une compagnie de danse contemporaine crée par Pina Bausch, une référence dans le milieu de la danse-théâtre.

La rencontre de ces 4 entités a donné la scène sur laquelle je suis tombé: « Lilies of the valley » du film « Pina ».

Burdett, D. (2012). pina_titulos. [png]. Retrieved from http://www.panoramaaudiovisual.com/wp-content/uploads/2011/02/pina_titulos.png
Burdett, D. (2012). pina_titulos. [png]. Retrieved from http://www.panoramaaudiovisual.com/wp-content/uploads/2011/02/pina_titulos.png
Augmenter le volume, éteignez les lumières, afficher la vidéo en plein écran et laissez vous transporter.

Lilies of the valley Jun Miyake

 

Reprenons un peu nos esprit et continuons encore un peu la discussion. Si vous avez été sensible à cette performance, et c’en est une magnifique, essayez de voir le film au complet dans un cinéma si possible et en 3D.

Le film de Wim Wenders, « Pina », accompagné par la compagnie de danse « Tanztheater Wuppertal » rend hommage à Pina Bausch, sa ville, ses chorégraphies et son apport à l’art. Le tout dans une esthétique cinématographique à couper le souffle, la lumière, le cadrage, les images, les corps, leurs mouvements, tout est magnifique.

Une chose à savoir, le réalisateur Wim Wanders s’est finalement résolu à filmer sans avoir Pina Bausch à ses côtés mais ce dernier à utiliser sa méthode, celle du questionnement. Elle posait des questions à ses danseurs et ces derniers ne répondait pas avec des mots mais avec une improvisation de danse et de mouvement du corps.

Je suis loin d’être critique mais c’est mon cœur qui parle, je viens de voyager, de ressentir des émotions puissantes, de me forger un souvenir profond, de vivre simplement. N’est-ce pas là le but d’une création artistique, apprendre que l’on peut vivre ?

C’était le bon moment, l’humeur qu’il fallait, l’esprit était ouvert et prêt à recevoir cette délicieuse nourriture provenant de mon navigateur. Internet est un outil fabuleux dans les mains d’un internaute aguerris et curieux.

C’est un vecteur puissant pour ceux qui ont l’esprit ouvert. Et là, c’était une œuvre d’art faites d’élégance, d’art et de passion.