Après la fin étonnante et intéressante du premier Woman in Black, il était certain que l’on découvrirait une suite.

Pourtant, l’option choisie pour Woman in Black : Angel of Death n’a que très peu en commun avec le premier. Un peu comme la suite d’un jeu video surfant sur la lancée du succès initial, il n’est qu’une mauvaise copie. Ou du moins une copie limitée.

Environ une trentaine d’années après le premier film, l’action se déroule cette fois durant la Seconde Guerre Mondiale. Eve Parkins (Phoebe Fox) est une jeune institutrice chargée d’évacuer les enfants de sa classe des bombardements incessants sur Londres. Ils sont tous envoyés à la campagne, où on leur a aménagé la Maison des Marais. Sur le chemin, Eve fera la connaissance de Harry Burnstow (incarné par le talentueux Jeremy Irvine), un pilote de l’armée britannique qui est stationné près du village de Crythin Gifford. Arrivés dans la maison hantée, c’est le jeune Edward (Oaklee Pendergast) qui sera le premier exposé aux visions de la Dame en Noir, risquant la vie de tous les autres enfants, tandis que les démons du passé d’Eve ressurgissent.

Rien donc de potentiellement révolutionnaire dans son interprétation du monde de l’au-delà, d’une interaction possible de Daniel Radcliffe avec la Dame en Noir ou encore d’une quelconque évolution du scénario. Non, ici on reprend les mêmes effets que lors du premier et on recommence, l’intensité en mois. On sait pertinemment quand les moments qui font peur arriveront et quand ils n’arriveront pas (ndlr : vous aurez souvent des réflexions telles que « Tiens? La musique devient particulièrement lugubre… » ou bien « Etrange, la caméra s’éloigne subitement et élargit son plan. »)

L’unique fil conducteur entre les deux opus reste la maison hantée avec le passé de la famille Drablow, de laquelle on découvre quelques détails supplémentaires. Mais même ce semblant de récit de répondra pas à la simple question de pourquoi l’histoire en elle-même a lieu d’être.

Des frissons sont au rendez-vous, certes, et même des sursauts parfois, mais rien de bien extraordinaire dans le genre du cinéma d’horreur. Parfois même, à en juger la réaction de la salle de presse, l’action devenait risible devant tant de clichés.

Autant The Woman in Black fut une interprétation solide de l’œuvre de la romancière Susan Hill, autant Angel of Death est une création originale sans point d’attache dans son univers. Portée par des acteurs solides, cette métaphore de nos peurs internes de 1h38 sera tout autant appréciée sur BluRay dans votre salon.

Noté : 2 / 5

Bande-Annonce

Casting

Phoebe Fox
Oaklee Pendergast
Jeremy Irvine
Helen McCrory
Leanne Best
Adrian Rawlins
Ned Dennehy
Genelle Williams
Jude Wright

Détails

Date de sortie en Suisse: 14.01.2015
Réalisateur: Tom Harper
Pays de production: Royaume-Uni
Durée du film: 98 minutes
Genre: Horreur

(Images droits réservés)

REVIEW OVERVIEW
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J’ai obtenu en septembre 2013 mon Master de HEC Lausanne et je m'occupe ainsi de la majorité de l'aspect commercial et partenariats du webzine. C’est avec enthousiasme que j’ai rejoint David, Hervé et Sven en mai 2014 pour créer Le Billet, et je me réjouis d'y contribuer dans la durée!