Tidal 2: revolution

La révolution commence par une photo turquoise...

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Eurodisney 2.0 | Image: Droits Résérvés

Après le Printemps de Prague et le Printemps arabe, c’est au tour des millionnaires de partir en guerre et de se libérer de leurs chaines qui les réduisent en esclavage, mec. Derrière Spartacus Jay-Z, les stars les plus novatrices et djeuns du moment (on citera notamment les révolutionnaires Madonna, Chris Martin ou autres Nicki Minaj) relancent donc un service existant et créent Spotify et YouTube dix ans plus tard…

Mais attention, c’est une révolution ! On notera 5 différences majeures avec Spotify, Deezer et cie: (1) la qualité d’écoute est visiblement meilleure (mais plus lourde en streaming du coup), (2) c’est deux fois plus cher, (3) les superstars qui définissent nos vies par leur beauté et leur charisme sont actionnaires de la bête, (4) ils ont un clip cool de présentation (disponible sur YouTube, allez comprendre) et (5) Taylor Swift est en exclusivité.

La plus-value du 1er point est discutable. Le principe existe dans tous les cas déjà, notamment sur qobuz, on ne peut néanmoins nier l’intérêt du truc. Maintenant de la super haute qualité pour écouter Nicki Minaj, deadmau5 ou Taylor Swift, c’est comme mettre une nappe blanche, des verres à pied et un maître d’hôtel pour manger un happy meal.

Pour les points 2 et 3, on voit bien l’intérêt, du moins pour les gens présents dans le clip, moins pour vous et moi qui le regardons.

Concernant le point 4, le clip est en ligne sur YouTube, pas la peine de s’énerver, mais c’est clair que les confs de presse de Daniel Ek ne tiennent pas la route face au décolleté de Rihanna.

 

Pour le point 5 enfin, étant donné que la Compagnie Créole et David Guetta sont encore dispos sur Spotify, les soirées de Nouvel An à Vesoul devraient pouvoir être sauvées.

Vous l’avez compris, Le Billet peine à comprendre où se trouve la révolution, du moins en l’état des infos. On attend de voir ce qui sera dit sur la répartition des sous, même si on voit mal comment les « artistes » qui font la fortune des labels depuis 20 ans vont entrer en confrontation avec ceux-ci, car finalement la question est là : la répartition des royalties entre les différents « ayant-droit ».

Dans l’intervalle, on vous laisse, on va créer WhatsApp.