Quel été. Totalement blasé d’aller à des festivals sous la pluie, ce premier jour de Paléo a suscité chez moi quelques hésitations avant que je décide de m’y rendre. L’aspect logistique s’annonçait quelque peu catastrophique après avoir reçu un message m’alertant de la fermeture des parkings, devenus impraticables à cause de l’eau.

« Les Blacks Keys?… Allez force-toi! », me suis-je dit.

Bilan: Grosse attente à la sortie de l’autoroute, parqué à 30 minutes à pattes du festival, grosse envie d’uriner, loupé Bastian Baker. J’en profite pour coller quelques autocollants Le Billet sur des bornes d’autoroute et autres panneaux, et c’est parti.

Bienvenue à Paléo!

On arrive pendant Jake Bugg, et heureusement qu’on ne rate pas ça. Le petit britannique et sa gratte calibrée fait directement bouger la tête de mes accompagnants et c’est à ce moment là que je prie pour retrouver Sven Papaux, qui chante sûrement à tue-tête les chansons du jeune prodige dylanien. Je le retrouve et je vous assure que ça motive de voir Sven comme ça émotif. :)

On se perd pour aller manger quelque chose et après une longue promenade à travers les stands, (qui nous fait rater une bonne partie du concert de Jésus Leto) la suggestion du chef se trouve dans la zone qui fait honneur aux Andes, plus précisément au stand chilien. Empanada: 6.-, Papa rellena: 4.-, Sandwich au churrasco: 10.-. Une pure merveille.

Retour à la grande scène où s’exalte une moule foule en délire devant 30 Seconds to March ou plus exactement devant Jared Leto. Jared Leto d’ailleurs habillé tout en blanc, ses longs cheveux et sa barbe hirsute lui donnant cet air de Jésus un peu moderne mais négligé, va carrément plus loin en performant religieusement devant un immense symbole lumineux. Très communicatif avec le public, qui participe énergiquement à la messe.

Talisco est à mon avis la bonne petite surprise de la soirée. Ayant sorti un album tout récemment Run, les français ont de quoi enflammer le Club Tent, petite scène du festival nyonnais. Très agréables et dynamiques, ils montrent une maîtrise et des futurs tubes qui méritent un public plus grand.

 

Tout ça pour finir par les Black Keys, qui viennent jouer devant une grande scène pleine à craquer malgré la boue. Et qui font danser la foule pendant presque la totalité du show. Des hits à la pelle, on entend Lonely Boy, Howling For You, Gold on the Ceiling, Tighten Up,… En bref une bonne sélection des hits de leur multitude d’albums. Comme je pouvais l’attendre par rapport à ce que j’ai pensé du dernier disque, les chansons de Turn Blue se retrouvent un peu molles en comparaison aux autres. Le clou du spectacle reste pour moi (et ma sœur, voisine du web) le dernier bis, ma chanson préférée, à savoir Little Black Submarines.

Attendez à 2:50, il y a des boobs, et un changement de guitare.

 

Une belle soirée où j’ai eu l’occasion d’utiliser mes bottes de pluie pour la première fois. J’y retourne samedi et dimanche, je vous en parlerai en début de semaine prochaine… Profitez bien de votre semaine à Paléo.