NIFFF 2014 Compétition Internationale: The Canal

"The Canal" est purement et simplement le film d'horreur de l'année. Chapeau!

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Rupert Evans, "The Canal" NIFFF 2014, Compétition Internationale.

David (Rupert Evans) est un archiviste père d’un adorable Billy (Calum Heath) et marié à la ravissante Alice (Hannah Hoekstra). Son univers s’écroule du jour au lendemain, lorsqu’il soupçonne son épouse d’entretenir une liaison extra-conjugale avec un de ses clients. Pour ne rien arranger, il découvre à l’occasion d’un travail de routine que sa maison fut jadis le théâtre d’un effroyable crime passionnel : en 1902, William Jackson assassina sa femme infidèle puis noya ses enfant dans le canal. Tourmenté par des hallucinations depuis, David a l’intime conviction qu’une présence maléfique hanterait encore ces lieux, prête à s’abattre sur sa famille.

Deuxième film d’horreur du cinéaste irlandais Ivan Kavanagh (aucun lien avec son hilarant homonyme québécois) après l’angoissant « Tin Can Man », « The Canal » , présenté en avant première mondiale au « TriBeCa Film Festival » est un thriller psychologique d’une redoutable efficacité qui en aura effrayé plus d’une/un dans le Théâtre du Passage ce soir-là.

Ce serait vous gâcher la surprise que de trop vous en révéler sur l’intrigue sachez toutefois que si vous avez vu/aimé « Sinister » de Scott Derrickson , « Identity » de James Mangold et/ou « The Machinist » de Brad Anderson, « The Canal » vous plaira probablement tout autant.

Si on fait abstraction de l’histoire de maison hantée, le film matérialise les craintes de n’importe quelle personne sentant sa relation partir à la dérive. Maintenant ajoutez-y deux cuillères à soupe de fantômes, un soupçon de meurtres non élucidés, une pincée d’hallucinations, faites mariner tout ça avec des collègues perplexes, un inspecteur de police un peu trop zélé, un mari jaloux et vous obtenez là une heure et demie de divertissement haletant, si bien qu’on est soulagé (dans le bon sens du terme) quand ça s’arrête.

Le film mêle surnaturel et enquête policière, la fréquence des apparitions se multipliant à mesure que David se rapproche de la vérité. Le spectateur est constamment dans l’incertitude face à ces événements et le film profite de ces moments où on baisse notre garde pour nous prendre en traitre. Bizarrement, c’est moins désagréable quand c’est bien amené en témoigne les rires nerveux qui suivaient les cris de panique dans la salle. La fin n’a rien d’extrêmement extraordinaire, quoique prévisible en définitive, elle n’en demeure pas moins satisfaisante pour autant.

Le mot de la fin

Avoir peur au cinéma, quasiment recroquevillé en position foetale dans notre siège est un sentiment qui nous était presque étranger depuis bien trop longtemps. On remercie chaleureusement Ivan Kavanagh d’une main moite et on croise les doigts pour une distribution dans les salles romandes.

 

The Canal

 

Pays : Irlande

Réalisé et écrit par : Ivan Kavanagh

Durée : 92 min

Genre : Horreur, thriller

Langue : Anglais

Date de production : 2014

 

Acteurs et équipe technique

 

Rupert Evans

Hannah Hoekstra

Antonia Campbell-Hughes

Steve Oram

Kelly Byrne

Calum Heath

Carl Shaaban

 

Photographie : Piers McGrail

Musique : Ceiri Torjussen

Montage : Robin Hill

Direction artistique : Patricia Douglas

 

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Je termine mes études de master en droit à l'université Genève après avoir obtenu mon Bachelor à Lausanne. Passionné de jeux vidéos, ciné & séries depuis mon plus jeune âge, je suis aussi avec ferveur les matchs du football club d' Arsenal tout en tapant dans le ballon quand l'occasion se présente. J'aime tuer le temps dans les transports, soit le nez dans un bouquin, avec un chapitre du shonen weekly jump, ou tout simplement en traînant sur internet. Je me suis fait les dents en pondant des avis pour Italic Magazine et j'écris pour Le Billet depuis juin 2014.