Montreux adopte Anthony Kavanagh 20 ans plus tard

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Image Droits Réservés | www.anthonykavanagh.com

Anthony Kavanagh, domicilié à Montreux depuis un peu plus d’un mois, a fait rire aux éclats ses concitoyens à l’Auditorium Stravinsky, hier soir dans un spectacle organisé par le Montreux Comedy de Grégoire Furrer.

Showman efficace

Anthony Kavanagh débarque sur la scène, boosté par le dernier tube à la mode « Uptown Funk » de Mark Ronson et Bruno Mars, et le divertissement commence instantanément.

Tantôt bruiteur d’élite, tantôt chanteur, le montréalais avoue qu’il y a 25 ans il a dû choisir entre la chanson et l’humour. Bien qu’il ait décidé de faire rire, il n’hésite pas à utiliser le micro pour mettre le feu sur scène et rythmer son spectacle qui ne manque pas de punch. L’humoriste polyvalent joue avec des thématiques pop mais sans trop taper dans le cliché. Ados boutonneux, valaisans alcooliques, femmes au volant, avocat africain, jeunes couples, machos obsédés et accros aux Smartphones sont quelques thèmes auxquels Anthony se frotte sans pour autant se piquer. Tout le monde en prend pas mal pour son grade, mais d’une manière agréable.

« Tout est une question de point de vue »

Et c’est justement là qu’Anthony excelle. C’est l’humour sans volonté de polémique, l’humour pour divertir. Il aime tout le monde et c’est pour ça qu’il peut rire de tout le monde. Je ne citerai pas un ex-humoriste vu la semaine dernière au Palais de Baulieu de Lausanne qui devrait étudier ce concept en détail.

Un amour profond pour la Suisse

Il avoue dès son entrée sur scène son amour pour Montreux et pour la Suisse. Il s’agit de la ville et du pays qui lui ont donné envie de rester en Europe il y a vingt ans lors de sa première venue ici. Il n’hésite donc pas à adapter son spectacle en y ajoutant des moments d’accent valaisan et vaudois, puis genevois. Le discours typique d’humoriste « heureux d’être ici ce soir » prend avec lui une sincérité extrême puisque c’est en pleurant qu’il remercie Montreux pour son accueil et la Suisse de lui avoir donné une femme valaisanne et un fils « moitié-moitié ».

Un spectacle très réussi, qui nous a fait rire aux éclats pendant presque 2 heures. À Le Billet, on espère le croiser régulièrement dans la Riviera vaudoise et on lui souhaite la bienvenue ici.