Jupiter Ascending (Jupiter : Le Destin de l’Univers)

Sortie demain dans les salles d'un nouveau monde des Wachowskis.

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Jupiter Ascending, par Andy et Lana Wachowski
En salles le 4 février, image © 2015 Warner Bros. Ent. Droits réservés.

Les Wachowskis sont de retour! Après l’ambitieuse adaptation de Cloud Atlas sortie en 2012, Jupiter Ascending est le dernier projet en date nous plongeant dans l’imagination débordante de ces maîtres de la science-fiction, un projet qu’ils ont écrit, produit et réalisé eux-mêmes en listant d’aide d’une équipe de production de confiance avec laquelle furent réalisé les Matrix, V for Vendetta, Speed Racer et Cloud Atlas justement.

Dans Jupiter Ascending, la réalité est que la race humaine ne naquit pas sur notre Terre. Des centaines de millions d’années avant notre époque, des humains ont colonisé l’univers et semèrent la vie sur les planètes habitables comme un fermier sème du blé pour se nourrir. Et comme le blé sur, toutes les planètes colonisées dans l’univers ainsi que la vie dessus appartiennent à ceux qui la « cultivent » et ne sont rien de plus qu’un capital économique. Parmi les familles les plus anciennes, nobles, riches et puissantes figure la famille Abrasax, dont les trois héritiers Balem (Eddie Redmayne), Kalique (Tuppence Middleton) et Titus (Douglas Booth) se disputent l’héritage de leur mère récemment décédée. De par un destin incroyable, une jeune terrienne nommée Jupiter Jones (Mila Kunis) sera centrale à leurs ambitions, et tous engageront des mercenaires pour la capturer, parmi eux l’ancien soldat Caine (Channing Tatum) dont la séquence génétique fut modifiée pour incorporer des éléments canins.

Digne d’un film des Wachowkis, l’histoire tient (à peine) la route dans la réalité fantastique de l’univers concocté. Il y a une évolution et un effort visible dans la quête du fond, mais c’est invariablement la forme qui capture l’imagination du spectateur. Il s’agit d’un « space opera » épique sans apporter rien de neuf à la table, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas agréable, bien au contraire! Parmi les thèmes abordés, on retrouve la création, la consommation, l’opulence, et l’avidité humaine.

Malgré une manifestation répétée de « L’Effet Stormtrooper » (les antagonistes déchargent leurs armes sans jamais toucher les protagonistes), c’est une histoire intéressante portée surtout par la prestation d’Eddie Redmayne. Pour le reste, Tatum est binaire entre sans émotion et rage, Kunis montre aisément les diverses facettes du rôle, tandis que Middleton et Booth sont probants dans leur fonction. Et Sean Bean est le Han Solo local. Dernière note sur les acteurs, Terry Gilliam fait une apparition dans une scène qui rend hommage à son film Brazil, qui montre qu’après tous ces millénaires d’évolution et de conquête spatiale, la bureaucratie tourne toujours à la vapeur.

Au final, Jupiter Ascending vaut son entrée, car il fait preuve d’un attrait immersif dans son univers et qui n’est que momentanément (et fréquemment aussi, ce qui est frustrant) interrompu par les clichés ressortis. Ridicule par instants très éphémères, ce n’est pas un film qui fera date, mais reste plaisant. Dans le genre, Andy et Lana Wachowski restent des valeurs sûres qui n’ont rien à prouver, et dont on se réjouit de découvrir la prochaine idée extravagante au grand écran.

Noté : 3 / 5

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Bande-Annonce

Casting

Mila Kunis
Channing Tatum
Eddie Redmayne
Tuppence Middleton
Douglas Booth
Sean Bean
Gugu Mbatha-Raw
David Ajala
Charlotte Beaumont
Terry Gilliam

Détails

Date de sortie en Suisse: 04.02.2015
Réalisateur: Lana et Andy Wachowski
Pays de production: Etats-Unis / Australie
Durée du film: 127 minutes
Genre: Science-Fiction

(Images droits réservés)

REVIEW OVERVIEW
Noté
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J’ai obtenu en septembre 2013 mon Master de HEC Lausanne et je m'occupe ainsi de la majorité de l'aspect commercial et partenariats du webzine. C’est avec enthousiasme que j’ai rejoint David, Hervé et Sven en mai 2014 pour créer Le Billet, et je me réjouis d'y contribuer dans la durée!