Furious 7 (Fast & Furious 7)

Changement de réalisateur pour la franchise "The Fast & the Furious", avec l’Australien James Wan qui prend les rênes.

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Fast & Furious 7, par James Wan
En salles le 1er avril. Image © Universal Pictures. Droits réservés.

Jamais je n’aurais pensé que le septième film d’une série serait digne d’intérêt. Autant Star Wars: The Force Awakens arrive, autant Furious 7 lui grille la politesse comme ses protagonistes grillent les feux de circulation.

Dans cette pièce (finale?) de la saga, nous reprenons l’histoire après les évènements du troisième opus de la franchise, à savoir Tokyo Drift (sorti en 2006). Placé chronologiquement après Fast & Furious 6, et maintenant avant Furious 7, Tokyo Drift est utilisé ici comme récit complémentaire pour introduire l’antagoniste de Furious 7 à savoir Deckard Shaw (Jason Statham), qui cherche à se venger de l’équipe de Dominic Toretto (Vin Diesel) pour avoir tué son frère cadet Owen dans Fast & Furious 6. Brian (Paul Walker), sa femme Mia (Jordana Brewster) ainsi que le reste de l’équipe sont en danger et acceptent l’aide de Frank Petty (Kurt Russell), un agent du gouvernement américain, pour chasser Shaw.

Enfin, la bataille des chauves musclés, rois du genre de l’action, peut avoir lieu.

Vin Diesel et Jason Statham réussissent à donner ce que je ne pensais jamais voir dans cette série, à savoir un air authentique de film d’action digne de ce nom. Certes, il y a des excès. Les plans omniprésents sur les femmes en bikini et leurs décolletés, les explosions, les acharnements véritables sur les leviers de vitesse, les collisions et impacts ou même les ambulances volantes, tout cela nous rappelle qu’on est bien dans un Fast & Furious. Un Fast & Furious avec la meilleure bande-son des sept, qui oublie presque ses racines dans les automobiles malgré une apparition du fameux N20.

Cependant, tant les deux acteurs susmentionnés que Dwayne « The Rock » Johnson, Michelle Rodriguez, Tyrese Gibson, Chris « Ludacris » Bridges et bien évidemment le regretté Paul Walker trouvent, enfin, une cohérence probante dans leurs interactions. Cela vient d’une conséquence surement inattendue de tous les films précédents: avec tout ce qui fut déjà produit depuis 2001, il existe maintenant un univers conséquent de matériel et d’histoires à exploiter.

Justement, Furious 7 requiert une bonne connaissance des volets précédents pour pleinement s’y retrouver, mais je pense que sans en avoir vu aucun on en retire un plaisir certain. Le plus grand compliment que je puisse lui donner est qu’il nous fait oublier les exagérations de l’ensemble avec des moments et séquences particulièrement haletants. Ces moments sont mis en exergue à la fin du film, où la portée émotionnelle atteint un paroxysme singulièrement poignant durant les dernières minutes.

Créant un flou délibéré entre Paul Walker et son personnage, le message d’adieu de l’équipe du film est montré sous un aspect symbolique et cinématographique magnifiquement incorporé et sublimement filmé qui m’a poussé à retenir des larmes.

Pour rappel, Paul Walker est décédé en 2013 avec son ami Roger Rodas dans un accident de voiture, et le tournage fut terminé avec ses frères Caleb et Cody qui servirent de doubles en utilisant de l’imagerie de synthèse.

Plus long, le plus long des sept, un poil trop long, mais de loin le meilleur de tous, Furious 7 serait une fin digne pour cette saga devenue culte.

Noté : 3.5 / 5

Bande-Annonce

Casting

Vin Diesel
Paul Walker
Jason Statham
Michelle Rodriguez
Jordana Brewster
Tyrese Gibson
Chris Bridges
Kurt Russell
Nathalie Emmanuel
Dwayne Johnson
Elsa Pataky
Tony Jaa
Ronda Rousey
Djimon Hounsou
John Brotherton
Ali Fazal
Lucas Black

Détails

Date de sortie en Suisse: 01.04.2015
Réalisateur: James Wan
Pays de production: Etats-Unis
Durée du film: 134 minutes
Genre: Action

(Images droits réservés)

REVIEW OVERVIEW
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J’ai obtenu en septembre 2013 mon Master de HEC Lausanne et je m'occupe ainsi de la majorité de l'aspect commercial et partenariats du webzine. C’est avec enthousiasme que j’ai rejoint David, Hervé et Sven en mai 2014 pour créer Le Billet, et je me réjouis d'y contribuer dans la durée!