Cannes 2015 : The Assassin

Le Prix de la mise en scène.

1
269
The Assassin de Hou Hsiao-Hsien - Image droits réservés

Sélection : Compétition

Chine, IXème siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après des années d’exil. Eduquée par une nonne qui l’a initiée aux arts martiaux, elle est devenue une véritable justicière dont la mission est d’éliminer les tyrans. Son maître lui donne comme mission de tuer son cousin Tian Ji’an, le gouverneur dissident de la province militaire de Weibo. Nie Yinniang va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec « l’ordre des Assassins ».

Un assemblage de magnifiques images. The Assassin est d’une rare beauté visuelle, mais mon dieu que c’était barbant. Pour cet article, je vais vous en parler à la première personne du singulier, rien que ça. Cette petite entorse à la règle d’une critique de film dans les règles de l’art, vous fera rire ou comprendre mon désarroi, je l’espère.

J’avais coché The Assassin pour 22h sur mon planning journalier. Arrivé dans la salle Bazin, je prends place. La séance débute, et me voici dans une longue traversée du désert. L’intrigue de The Assassin m’échappait, je n’arrivais pas à rentrer dans l’histoire. Me voilà dans la solitude la plus totale face à cette esthétique singulière, maîtrisée. Film en Compétition oblige, je m’accroche comme je peux et je m’émerveille face à la beauté visuelle, ainsi que devant la magnifique Shu Qi, l’interprète Nie Yinniang. C’est beau, mais dans un élan de fatigue incontrôlé, je m’endors paisiblement. Réveil en sursaut, je constate que les journalistes qui m’entourent…ronflent. Je ne suis pas le seul, me dis-je soulagé.

La magnifique Shu Qi - Image droits réservés
La magnifique Shu Qi – Image droits réservés

Narration ultra lente, The Assassin est difficilement compréhensible. Voilà, la séance prend fin. Piqué dans mon orgueil, je décide d’aller demander des informations à un collègue taïwanais (vivant à Berlin), et lui fais part de mon ignorance. Réponse : « Même moi, je ne comprends pas tout. Mais c’est tellement beau, non? », me dit-il. Joie et bonheur, je ne suis pas bête!

Pour revenir au film, je n’ai pas réussi à rentrer dans le récit, à m’intéresser. The Assassin est beau mais narré dans une lenteur à rendre le sommeil à un insomniaque, en devient presque un supplice. The Assassin repart avec le Prix de la mise en scène et nous laisse perplexe. Hou Hsiao-Hsien fait étalage de son talent du cadrage et de la mise en scène. C’est splendide, oui, mais c’est terriblement long!

Malheureusement, impossible de programmer une seconde séance pour percer le mystère du métrage taïwanais, mais attendons la sortie en Suisse. Rendez-vous en 2016 Hou Hsiao-Hsien.



Extrait du film :

 

Fiche technique :

Réalisé par : Hou-Hsiao Hsien
Date de sortie : 6 janvier 2016
Durée : 1h44min
Genre : Action
Nationalité : Taïwanais
Scénario : Hou-Hsia Hsien, Chu Tien-Wen
Photographie : Mark Lee

Casting :

Shu Qi
Chang Chen
Yun Zhou
Tsumabuki Satoshi
Ching Tien Juan
Nikki Hsin- Ying Hsieh
Sheu Fang-Yi
Ethan Juan