μ-Ziq — XTLP

Décidément un retour aux origines de la musique électronique.

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C’est donc aujourd’hui que Planet Mu Records a mis en ligne le tout dernier LP de μ-Ziq (à prononcer « Music »), qui signe son retour avec XTLP, regroupant singles et productions non publiées de ces trois dernières années. Et il en a fait du chemin.

Depuis son début d’activité à la fin des années 1980, on ne peut pas dire que Mike Paradinas (de son vrai nom) est un bleu, loin de là. Après avoir contribué à la fondation de Rephlex Records avec son compère Aphex Twin (avec qui il a notamment collaboré) au début des années 1990, tourné en première partie de Björk en 1999, travaillé sur 6 projets différents depuis (et j’en passe des meilleures), μ-Ziq livre une prestation complète d’influences aussi diverses que variées.

C’est tout en allégresse que la douce intro XT, au piano, et les influences mélodiques empreintes des années ’70 et ’80 sur Ritm nous transportent dans l’industrielle métallique, sur couche de drum’n’bass « light », de Taxi Sadness et Smeester, nébuleuses.
Pulsar est un hommage à la cosmic pop des années 1970 et aux débuts de la dance music, avec ses synthés abrupts, qui nous amène sur Monj2 et New Bimple, une drum’n’bass « de chambre » fluide et éclairée d’arpèges astraux.
La céleste Rimmy, l’ambiante PRG et la parfaitement structurée Forger ouvrent la voie aux beats hip-hop des séraphiques Tambor et Blem, qui viennent clôturer un LP fabuleux.

XTLP est une superbe démonstration de maîtrise de la synthétisation sur douze pistes. Comme un appel aux ancêtres de l’électronique britannique.

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Actuellement étudiant à Paris, mon appétit pour la musique n'a fait que s'amplifier au fil des années. Du classique à la techno, elle est le remède à tous les états, tous les moments, et s'adapte à tous les espaces. Polyglotte et producteur à mes heures perdues, j'ai rejoint l'équipe Le Billet en janvier 2015 et le représente en France.